OUF
ENFIN !
J'ai tout récupéré. Je suis à genou en prière devant les créateurs de R-studio. Alors qu'il fallait à la version de démo de Get Data Back 5 heures pour récupérer un ersatz de données, il n'a fallu que quelques secondes à R-Studio pour afficher la complète arborescence du disque, et j'ai pu récupérer l'intégralité de mes données. Je les ai stockées sur un disque dur de 400 Giga qui m'a coûté... Cher.
Cette mésaventure m'a médusée. Et m'a pas mal fait réfléchir.
Tout ce que l'on aime est matériel. Nos hobbies, nos souvenirs, le moindre de nos dadas est lié de près ou de loin à la matière. Les gens. La structure même de notre mémoire. Une ablation ici, un souvenir qui disparait. Un ablation là, je ne reconnais plus les visages. Nous ne sommes qu'une vaste machine à traiter de l'information et lorsque l'on meurt... Eh bien... Il n'y a plus rien.
Un disque dur qui s'écrase sur un parquet.
Ma vie, la tienne, s'éteignent avec nous. Aucune preuve que quoi que ce soit existe en dehors. Le paysage fixe de nos sens.
Eh quoi ! Une âme s'échinerait à enregistrer notre personnalité pour,... quoi ?... La faire revivre dans un au-delà ? La mesure de nos actions seraient pesées par un juge invisible, étrangement à notre image ?
Les religions sont trop humaines. Nous donnons tant d'importance à notre expérience du corps que nous en transposons l'existence au-delà de la mort. Quelle prétention et quelle vanité. Quel fol orgueil sommeille dans ces religions qui nous offrent une survie éternelle. A quoi bon polluer de notre bêtise les sphères d'un éventuel au-delà ?
Nous n'emportons rien avec nous pour le grand voyage. Ni nos souvenirs, ni notre personnalités si précieuse, ni nos amis, ni notre famille, ni nous-mêmes. La vie est interdite dans la mort.
Peut-être que ce que nous amenons de l'autre côté, c'est ce qui est mort en nous. Les souvenirs oubliés. Les débris d'amour de l'enfance. Quelques restes calcinés d'un ou d'une inconnue que l'on aurait aimé connaître. La somme de nos frustrations.
Et l'image négative de nos vies aussi se consummera après la vie.
La mort, c'est peut-être un grand brasier où l'on consumme tout ce que l'on a été et que l'on aurait pu être. Une immense libération d'énergie qui alimenterait un monde dont nous n'aurions pas idée.
Je suis mon propre combustible :)
Et dire qu'il y des conflits à propos du pétrole...
J'ai tout récupéré. Je suis à genou en prière devant les créateurs de R-studio. Alors qu'il fallait à la version de démo de Get Data Back 5 heures pour récupérer un ersatz de données, il n'a fallu que quelques secondes à R-Studio pour afficher la complète arborescence du disque, et j'ai pu récupérer l'intégralité de mes données. Je les ai stockées sur un disque dur de 400 Giga qui m'a coûté... Cher.
Cette mésaventure m'a médusée. Et m'a pas mal fait réfléchir.
Tout ce que l'on aime est matériel. Nos hobbies, nos souvenirs, le moindre de nos dadas est lié de près ou de loin à la matière. Les gens. La structure même de notre mémoire. Une ablation ici, un souvenir qui disparait. Un ablation là, je ne reconnais plus les visages. Nous ne sommes qu'une vaste machine à traiter de l'information et lorsque l'on meurt... Eh bien... Il n'y a plus rien.
Un disque dur qui s'écrase sur un parquet.
Ma vie, la tienne, s'éteignent avec nous. Aucune preuve que quoi que ce soit existe en dehors. Le paysage fixe de nos sens.
Eh quoi ! Une âme s'échinerait à enregistrer notre personnalité pour,... quoi ?... La faire revivre dans un au-delà ? La mesure de nos actions seraient pesées par un juge invisible, étrangement à notre image ?
Les religions sont trop humaines. Nous donnons tant d'importance à notre expérience du corps que nous en transposons l'existence au-delà de la mort. Quelle prétention et quelle vanité. Quel fol orgueil sommeille dans ces religions qui nous offrent une survie éternelle. A quoi bon polluer de notre bêtise les sphères d'un éventuel au-delà ?
Nous n'emportons rien avec nous pour le grand voyage. Ni nos souvenirs, ni notre personnalités si précieuse, ni nos amis, ni notre famille, ni nous-mêmes. La vie est interdite dans la mort.
Peut-être que ce que nous amenons de l'autre côté, c'est ce qui est mort en nous. Les souvenirs oubliés. Les débris d'amour de l'enfance. Quelques restes calcinés d'un ou d'une inconnue que l'on aurait aimé connaître. La somme de nos frustrations.
Et l'image négative de nos vies aussi se consummera après la vie.
La mort, c'est peut-être un grand brasier où l'on consumme tout ce que l'on a été et que l'on aurait pu être. Une immense libération d'énergie qui alimenterait un monde dont nous n'aurions pas idée.
Je suis mon propre combustible :)
Et dire qu'il y des conflits à propos du pétrole...
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